Revue des questions historiques, Volume 42

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Gaston Louis Emmanuel Du Fresne marquis de Beaucourt, Paul Allard, Jean Guiraud
Librairie de Victor Palmé, 1887
 

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Fréquemment cités

Page 473 - II est temps, disent-ils, que les théories se taisent devant « les faits. Point d'instruction sans éducation, et point « d'éducation sans morale et sans religion. Les professeurs « ont enseigné dans le désert, parce qu'on a proclamé « imprudemment qu'il ne fallait jamais parler de religion
Page 554 - Le jour où le gouvernement n'existera que par la majorité de la Chambre; le jour où il sera établi en fait que la Chambre peut repousser les ministres du Roi, et lui en imposer d'autres qui seront ses propres ministres, et non les ministres du Roi ; ce jourlà, c'en est fait, non pas seulement de la Charte, mais de notre royauté...
Page 462 - Il va jusqu'à proposer de rendre les presbytères aux anciens curés, « en les astreignant à apprendre à lire et à écrire aux enfants des paysans. Ils leur apprendraient, en même temps, la religion catholique; mais il est bien reconnu que c'est un mal inévitable. Les parents n'envoient point leurs enfants chez les maîtres où l'on n'enseigne point la religion; ils l'exigent de ceux qu'ils paient pour les instruire. Défendre d'ailleurs aux maîtres d'école d'en parler, c'est la faire désirer...
Page 473 - L'instruction est nulle depuis dix ans. Il faut prendre la religion pour base de l'éducation. « Les enfants sont livrés à l'oisiveté la plus dangereuse, au vagabondage le plus alarmant. Ils sont sans idée de la divinité, sans notion du juste et de l'injuste. De là des mœurs farouches et barbares; de là un peuple féroce. « Si l'on compare ce qu'est l'instruction avec ce qu'elle devrait être, on ne peut s'empêcher de gémir sur le sort qui menace les générations présentes et futures.
Page 443 - Chaptal, poser comme base fondamentale que, dans les temps qui ont précédé la Révolution, la nature de l'instruction publique exigeait quelques réformes, mais on ne peut nier que la méthode d'enseignement ne fût admirable.
Page 474 - ... distribution de places gratuites dans les lycées à ceux des élèves de chaque département qui se seront le plus distingués, et par des gratifications accordées aux cinquante maîtres de ces écoles qui auront eu le plus d'élèves admis aux lycées.
Page 476 - Effrayé de la nullité presque totale des écoles primaires et des suites que doit amener un état de choses qui laisse une grande partie de la génération dénuée des premières connaissances indispensables pour communiquer avec celles qui la précèdent et qui doivent la suivre , il a senti que la réorganisation de ces écoles était un des besoins les plus urgens, et qu'il était impossible d'en ajourner plus long-temps l'exécution.
Page 476 - ... que doit amener un état de choses qui laisse une grande partie de la génération dénuée des premières connaissances indispensables pour communiquer avec celles qui la précèdent et qui doivent la suivre , il a senti que la réorganisation de ces écoles était un des besoins les plus urgens, et qu'il était impossible d'en ajourner plus long-temps l'exécution. Les écoles spéciales de sciences et d'arts utiles, soit celles qui ont résisté aux orages de la révolution , soit celles dont...
Page 460 - Division militaire ; ainsi cette partie de la loi du 3 brumaire est presque restée sans exécution, et les enfants des citoyens peu fortunés, ceux des habitants des campagnes restent sans aucune ou presque aucune source d'instruction. Deux générations de l'enfance sont à peu près menacées de ne savoir ni lire ni écrire, ni les premiers éléments du calcul.
Page 474 - L'instruction sera donnée : 1) Dans les écoles primaires établies par les communes ; 2) Dans les écoles secondaires établies par les communes ou tenues par des maîtres particuliers ; 3) Dans des lycées et des écoles spéciales entretenues aux frais du Trésor public.

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