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sement de la Liberté, pour la stabilité de la Constitution, pour le bonheur individuel de tous les Français, il est des intérêts sur lesquels un devoir impérieux nous prescrit de réunir tous nos efforts: ces intérêts sont le respect des lois, le rétablissement de l'ordre, et la réunion de tous les citoyens. Aujourd'hui que la Constitution est définitivement arrêtée, des Français vivant sous les mêmes lois ne doivent connaître d'ennemis que ceux qui les enfreignent la discorde et l'anarchie, voilà nos ennemis communs.

Je les compattrai de tout mon pouvoir: il importe que vous et Vos successeurs me secondiez avec énergie; que sans vouloir dominer la pensée, la Loi protège également tous ceux qui lui soumettent leurs actions; que ceux que la crainte des

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persécutions et des troubles aurait éloignés de leur patrie, soient certains de trouver, en y rentrant, la sureté et la tranquillité. Et pour éteindre les haines, pour adoucir les maux qu'une grande révolution entraine toujours à sa suite; pour que la Loi puisse, d'aujourd'hui, commencer à recevoir une pleine exécution , consentons à l'oubli du passé que les accusations et les poursuites qui n'ont pour principe que les événemens de la Révolution, soient éteintes dans une réconci

liation générale. Je ne parle pas de ceux qui n'ont été déterminés que par leur attachement pour moi: pourriez-vous y voir des coupables? Quant à ceux qui, par des excès où je pourrais apercevoir des injures personnelles, ont attiré sur eux la poursuite des lois, j'éprouve à leur

égard que je suis le Roi de tous les Français. Signé, LOUIS.

P. S. J'ai pensé, Messieurs, que c'était dans le lieu même où la Constitution a été formée, que je de ais en prononcer l'acceptation solennelle je me rendrai, en conséquence, demain à midi à l'Assemblée Nationale.

POUR L'ACCEPTATION

DE LA CONSTITUTION,

A la séance de l'Assemblée Nationale, du 14 septembre 1791.

MESSIEURS,

Je viens consacrer ici solennellement l'acceptation que j'ai donnée à l'Acte constitutionnel. En conséquence, je jure d'etre fidele à la Nation et à la Loi, d'employer tout le pouvoir qui m'est délégué, à maintenir la Constitution décrétée par l'Assemblée Nationale constituante, et à faire exécuter les lois.

Puisse cette grande et mémorable époque être celle du rétablissement de la paix, de l'union, et devenir le gage du bonheur du Peuple et de la prospérité de l'Empire!

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