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DU SIEGE

DE LYON,

Des événemens qui l'ont précédé et des désas-
tres qui l'ont suivi, ainsi que de leurs causes
secretes, générales et particulieres;

(Depuis. 1789 jusqu'en 1796;)

Accompagnée d'un Plan où sont indiqués les actions
principales, les batteries des combattans, les lieux
incendiés et les édifices démolis.

par I'

abbe Guillon Air

Sed si tantus amor casus cognoscere nostros,

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De l'imprimerie de LE CLERE, Libraire, rue Saint-Martin,
près celle aux Ours, Nos. 254 et 89.

ET A DYƠN,

Ve. RUSAND, Libraire, rue Merciere, vis-à-vis

Chez celle Tupin.

J. DAVAL, Imp'.-Libraire, rue Merciere, No. 51,

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Décret concernant les contrefacteurs, rendu le 19 juillet

1793, l'an a de la république française.

ART. I. Les auteurs d'écrits en tout genre jouiront durant leur vie entiere du droit exclusif de vendre, faire vendre, distribuer leurs ouvrages dans le territoire de la république, et d'en céder la propriété en tout ou en partie..

II. Leurs héritiers ou cessionnaires jouiront du même droit durant l'espace de dix ans après la mort des auteurs.

III. Les officiers de paix seront tenus de faire confisquer à la requisition et au profit des auteurs, leurs héritiers ou cessionnaires, tous les exemplaires des éditions imprimées sans la permission formelle ou par écrit des auteurs.

IV. Tout contrefacteur sera tenu de payer au véritable propriétaire une somme équivalente au prix de trois mille exemplaires de l'édition originale.

V. Tout débitant d'édition contrefaite, s'il n'est pas reconnu contrefacteur, sera tenu de payer au véritable propriétaire une somme équivalente au prix de cinq cents exemplaires de l'édition originale.

VI. Tout citoyen qui mettra au jour un ouvrage, sera obligé d'en déposer deux exemplaires à la bibliotheque nationale, ou au cabinet des estampes de la république, dont il recevra un feeu signé du bibliothécaire,faute de quoi il ne pourra être admis en justice pour la poursuite des contrefacteurs. VII. Les héritiers de l'auteur d'un ouvrage én auront la propriété exclusive pendant dix années.

N. B. Les Propriétaires de cet Ouvrage déclarent qu'en vertu du décret ci-dessus, ils poursuivront suivant toute la rigueur des lois, par eux-mêmes, ou par leurs fondés de pouvoirs, tous les contrefacteurs ou colporteurs d'une édition qui ne porteroit pas la signature ciaprès.

Paris, le 15 juillet 1797, an 5e. de la républiquer

Exclere

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ཚ།དུ་བུ་ཁག་ཐར་

AVERTISSEMENT

DE

L'AUTEUR.

LYON, aux

aux prises avec la révolution, est un tableau que tout français desire, que l'Europe attend, et que l'histoire générale de la révolution demande comme une portion notable d'elle-même. Ce n'est point une scene particuliere, détachée d'un grand événement: c'en est la partie essentielle; et j'oserois même dire, la plus intéressante à connoître.

On savoit bien que les mouvemens de la révolution, en cette ville, n'avoient pas été de simples émeutes,

fortuites, isolées et qu'ils n'étoient pas plus indifférens dans leurs causes, qu'ils ne l'ont été dans leurs suites. Mais qui jamais a connu les unes et les autres? Qui jamais a soulevé le voile ténébreux qui cacha trop souvent les perfides moteurs de cette succession de crises violentes, qu'en vain la bravoure lyonnoise s'efforça de régler ou d'abattre!

Je les ai mis à découvert, ces ressorts et ces hommes, par qui Lyon fut successivement tourmenté de toutes les secousses qu'on donnoit au midi de la France. Je les décris, avec toutes leurs particularités, ces commotions et ces résistances, ces crimes et ces vertus, cet excès de malheurs et cet excès de gloire dont Lyon n'a cessé d'être le théatre, depuis le commencement de la révolution française.

Quand j'entrepris ce travail, commandé par l'amour de mon pays et de la vérité, je compris d'abord qu'en donnant à mes contemporains l'histoire de cette ville infortunée, je ne les satisferois qu'à demi, si, m'astreignant à l'usage, je me contentois de représenter, par masses, des événemens qu'il leur importe de connoître en détail. L'histoire de l'âge, où le lecteur et l'auteur ont vécu, doit être, en quelque sorte, un récit dramatique, où les personnages semblent encore en action. C'est pour cela qu'animant leur conduite, j'ai cru devoir les faire parler eux-mêmes, et que j'ai reproduit toutes les particularités, propres à développer leur caractere.

La citation littérale de leurs discours, m'a sur-tout paru de rigueur dans un ouvrage où je ne dessinerois que de

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