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DE

MÉDECINE LÉGALE

ET D'HYGIÈNE PUBLIQUE,

OU

DE POLICE DE SANTÉ,

ADAPTÉ AUX CODES DE L'EMPIRE FRANÇAIS,

ET AUX CONNAISSANCES ACTUELLES.

A l'usage des gens de l'Art, de ceux du Barreau, des Jurés et des
Administrateurs de la santé publique, civils, militaires et de

marine.

PAR F. E. FODERÉ, DOCTEUR EN MÉDECINE.

Natura recti sigillum.

OUVRAGE dans lequel la première édition a été
entièrement refondue et augmentée de deux tiers.

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L'IDÉE de cet ouvrage me fut suggérée, d'abord par les leçons que faisait à SaintCôme feu M. Louis, ensuite par l'indignation que m'inspirèrent divers rapports en médecine et en chirurgie, qui me furent communiqués, et qui étaient plus propres à embarrasser les magistrats qu'à les éclairer.

à y

Dans un moment où tout semblait dirigé vers le bonheur public, j'osai aussi aspirer contribuer, et je me hâtai de rassembler en corps de doctrine tout ce que je découvris de plus essentiel sur la médecine légale : ce travail fut envoyé, au commencement de l'an 3 (1794), au comité d'instruction publique de la convention nationale, avec prière de prendre cet objet en grande considération.

N'ayant eu aucune réponse, je retouchai mon ouvrage et je le fis passer au ministre de l'intérieur, qui le soumit à l'institut national. Le 22 messidor an 4 ce corps savant nomma pour examiner l'ouvrage MM. Hallé et Sabathier, qui s'adjoignirent M. Mahon, alors professeur de médecine légale ; et les commissaires firent leur rapport à la classe des sciences physiques et mathématiques le 1er germinal an 5.

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Ce rapport que M. de Lacépède, alors secrétaire de la classe, me fit passer, est une critique sévère mêlée d'éloges; il m'indiquait les articles que j'avais à corriger et ceux que je devais ajouter, et terminait en disant que pour lors j'aurais rendu un service essentiel à mon pays. Je fis mon possible pour remplir les vues sages et lumineuses du rapport; je donnai plus d'étendue à mon plan, plus d'ordre et de clarté ; enfin, pressé de voir le succès de mon entreprise, et sans attendre d'autre encouragement et d'autre récompense que le plaisir d'avoir fait le bien, je livrai mon manuscrit à l'impression le 2 floréal an 6.

Mes vœux n'ont pas été trompés : j'ai vu en lisant les journaux de jurisprudence que mon livre a été de quelque secours aux opprimés; plusieurs bons ouvrages ont paru après le mien, et ont beaucoup perfectionné divers articles que je n'avais fait qu'ébaucher.

La première édition fut assez tôt épuisée ; néanmoins je résolus de mûrir mon sujet avant de le produire une seconde fois. J'ai mis dixsept ans à travailler celle que je publie aujourd'hui. Juge plus sévère que les autres de mon propre ouvrage, j'ai cherché à corriger par la réflexion, par l'expérience, par la lecture des bons auteurs, par la fréquentation des ministres de la justice et des habiles

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