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feu, et laisse, après sa combustion, un charbon poreux, difficile à incinérer. Dans l'eau froide, elle se ramollit, se gonfle, perd sa transparence, mais ne se dissout pas. L'eau à 56° en dissout déjà beaucoup, et l'eau bouillante la dissout en toute proportion. C'est avec la dissolution trèsconcentrée dans l'eau bouillante qu'on colle le bois, le papier, etc. La dissolution chaude se prend en gelée par le refroidissement, même lorsqu'elle ne contient qu'un centième de son poids de gélatine sèche. Cependant la propriété de se prendre en gelée se perd par des dissolutions réitérées, en laissant la gelée longtemps exposée à l'air à 20 ou 25o, par une coction trop longtemps continuée, etc.; mais la propriété collante se conserve plus longtemps. La gélatine est insoluble dans l'alcool, qui la précipite en flocons blancs, élastiques et tenaces, de sa dissolution dans l'eau chaude. La gélatine se combine avec le chlore, qui la précipite de sa dissolution dans l'eau. L'acide sulfurique concentré, ainsi que les alcalis caustiques, changent la gélatine en une substance sucrée, appelée sucre de gélatine, qui diffère cependant du sucre végétal, tant par ses propriétés que par sa composition, car il contient environ un cinquième de son poids d'azote. La gélatine, comme tant d'autres substances animales solubles, est précipitée par le tanin; mais le tanate de gélatine a ce caractère distinctif de devenir cohérent et filant lorsqu'on le chauffe dans le liquide d'où il s'est déposé. X.

GELÉE, du latin gelu, le froid. On désigne par ce mot le phénomène qui se produit lorsque la température de l'air vient à s'abaisser, à cette époque de l'année où le soleil reste chaque jour peu d'heures sur notre hémisphère. L'atmosphère devenant froide alors, tous les corps qui sont à la surface du sol, le sol lui-même, émettent, en vertu des lois du rayonnement (voy.), une partie de leur calorique (voy.), et leur température propre tend à se mettre de niveau avec celle de l'air ambiant. L'eau qui se trouve répandue en si grande abondance à la surface du globe, qui se mêle à presque tous les corps de la nature, perd aussi du calorique qui la constitue à l'état liquide, et, comme nous l'exposerons bientôt au mot GLACE, elle devient solide, ce qui explique l'endurcissement du sol et d'un grand nombre de corps quand il gèle. Selon l'intensité et la durée du froid, la gelée sera plus ou moins forte, pénétrera le sol à une plus ou moins grande profondeur. Ainsi, pendant qu'il est rare qu'en France la gelée pénètre jusqu'à un pied, on trouve en Sibérie la terre gelée jus

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qu'à une profondeur de 25 à 30 pieds. Quelle distance entre un froid qui peut rendre la terre dure comme le roc à de si grandes profondeurs (25 à 70 degrés cent.) et celui qui, dans nos climats tempérés, produit le joli phénomène connu sous le nom de gelée blanche, et qui résulte, par un froid d'environ 1 degré au-dessous de 0, de la congélation de la rosée! Personne n'ignore que la direction du vent influe nécessairement sur la production de la gelée, et c'est par les vents du nord et du nord-est qu'il gèle le plus souvent dans nos climats; mais ce n'est point à beaucoup près lorsque le vent souffle avec le plus de violence qu'il gèle le plus fortement, et l'air dans les fortes gelées est généralement tranquille ou médiocrement agité.

La gelée, en tant qu'elle ne dépasse pas certaines limites, exerce sur l'homme, sur les animaux et les végétaux une influence favorable. En effet, elle paraît purifier l'air en condensant les miasmes putrides; en augmentant sa densité, elle fournit aux poumons un aliment plus substantiel, elle détruit également un grand nombre d'animaux nuisibles. Mais si elle est trop intense, trop prolongée, elle peut détruire dans les corps organiques, animaux ou végétaux, les principes de la vie. Jamais, du reste, une forte gelée ne produit de plus funestes effets sur les plantes ou sur les arbres que lorsqu'elle succède tout à coup à de longues pluies, à un dégel, à une fonte de neige. Dans ces circonstances, en effet, toutes les parties des végétaux étant imprégnées de beaucoup d'eau, celle-ci, en se congelant, augmente de volume, distend les interstices où elle s'est logée, les rompt et détruit ainsi les organes de la plante. C'est par un mécanisme analogue que, lorsqu'il gèle fortement, les pierres se rompent. Il existait dans leur intérieur de petites veines liquides, qui, en se solidifiant, ont déterminé la rupture de la pierre, quelle que soit sa dureté : on dit alors qu'il gèle à pierres fendre. C'est par un mécanisme analogue que les fruits, les légumes gelés, perdent toute leur saveur et se gâtent sitôt que le dégel arrive. La gelée nous atteint aussi, et on a des exemples fréquents, dans les climats très-froids, d'individus gelés en totalité ou en partie. Et disons en passant qu'il faut se garder, pour rendre la vie à un membre gelé, d'y appliquer subitement de la chaleur, car on est sûr alors que le membre tombera en gangrène. Les fluides contenus dans les vaisseaux, se dilatant plus promptement que le tissu mème de ces vaisseaux, les rompent et s'extravasent partout,

ce qui détermine une désorganisation complète. Les religieux du mont Saint-Bernard connaissent fort bien ce phénomène et traitent les parties gelées par les frictions avec la neige, en même temps qu'ils laissent le malade dans un endroit encore très-froid.

en grande partie la forme pyramidale de cet
arbre dont les pousses d'août, encore tendres
au printemps, s'allongent avec une rapidité re-
marquable.
C. LEMONNIER.
GENDARMERIE. Ce mot s'est transformé à
plusieurs reprises on a d'abord dit un gent
d'armes, parce que gent, gents, a été masculin
avant d'être féminin. Quand la langue romane

armes était la race des vainqueurs, la classe
armée, et la pure traduction de gens armata.
On s'est habitué plus tard à dire gens d'armes
au singulier comme au pluriel. Le langage sol-
datesque en a composé le mot gent d'armerie ;
les écrivains, pour accommoder ce mot aux
usages de la langue qui avait supprimé le i du
pluriel gents, l'ont écrit gens d'armerie. Les
abréviateurs l'ont inscrit gendarmerie dans les
dictionnaires, et cette orthographe est restée en
usage depuis la suppression des compagnies
d'ordonnances des princes et seigneurs après la
paix des Pyrénées.
Gal BARDIN

La congélation des rivières, des lacs, qui n'a lieu que par une gelée intense et soutenue, donne lieu à un phénomène annoncé par Duha-se substitua au latin, le gent d'armes ou en mel, nié pendant longtemps malgré l'autorité de ce savant, mais aujourd'hui bien constaté: c'est la formation de glaçons au fond des eaux dormantes ou courantes, quoique la température y soit beaucoup moins basse que celle de l'atmosphère. M. Arago explique ce phénomène par le rayonnement qui a lieu à la surface de toutes les parcelles de terre, des détritus de végétaux qui forment le limon. La basse température que ces corps acquièrent ainsi fait congeler les particules aqueuses qui les touchent, et quand de proche en proche le glaçon a acquis assez de volume, on le voit, par son poids spécifique, monter sur l'eau, entraînant avec lui tous les petits corps solides qui ont concouru à sa formation. Voy. DEGEL. A. LEGRAND.

GELÉE (CLAUDE), peintre, dit le Lorrain, né en 1600, dans le diocèse de Toul, en Lorraine. Domestique du célèbre peintre Agostino Tassi, il en reçut des leçons et devint le premier paysagiste de l'Europe. Ses dessins sont recherchés pour le clair-obscur et la fraîcheur des teintes. Il mourut à Rome en 1678 ou en 1682.

GEMME. Ce mot est souvent employé comme synonyme de bourgeon; il serait peut-être cependant plus régulier de s'en servir uniquement pour désigner l'âge moyen des bourgeons, c'està-dire cette époque intermédiaire à l'œil et au scion que l'on appelle aussi bouton (voy.). C'est à l'état de gemmes que l'on mange un grand nombre de végétaux, tels que les asperges, les capres, le chou-palmiste, etc. L'évolution des gemmes tient à un grand nombre d'influences dont les principales sont une augmentation de température et un certain degré d'humidité. La science est ici d'accord avec l'observation populaire, qui a fait désigner sous le nom de vents feuillus les vents chauds et humides du printemps. Il est certains arbres, tels que le peuplier d'Italie, par exemple, et bien d'autres encore, où cette évolution se renouvelle au mois d'août,'| d'où résulte au mois d'octobre cet aspect singulier du peuplier dont les extrémités des branches sont encore d'un beau vert, tandis que les feuilles des parties inférieures sont déjà jaunes. C'est aussi à cette cause qu'est certainement due

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GENDEBIEN (ALEXANDRE), l'un des principaux promoteurs de la révolution belge de 1830, est né vers 1790, à Mons, au sein d'une famille honorable dont plusieurs membres s'étaient déjà distingués dans le barreau ou comme juges dans les tribunaux. Son père, successivement député aux états généraux et membre du congrès belge, qu'il présida, en qualité de doyen d'âge, pendant l'absence momentanée du baron Surlet de Chokier, en 1831, avait signé, le 15 juillet 1815, le rapport des commissaires élus dans les provinces méridionales du nouveau royaume des Pays-Bas, sur le projet d'une constitution à donner aux deux peuples réunis. On sait que ce rapport, favorable au projet, le signalait comme fondé sur le droit historique et suffisamment libéral.

Comme la plupart des députés belges, M. Gendebien père entra bientôt dans l'opposition, et son fils le suivit dans la même voie. Avant 1830, M. Alexandre Gendebien s'était fait connaître comme l'un des rédacteurs du Courrier des Pays-Bas, comme publiciste et comme un avocat d'une éloquence remarquable. Il avait été l'un des défenseurs de M. de Potter dans son fameux procès de 1829. Ce fut sous les bannières de ce chef du parti démocratique, et non sous celles du clergé et de l'aristocratie, qu'il prit part à la lutte contre le roi des Pays-Bas. Comme M. de Potter, M. Gendebien était philosophe, républicain et partisan de la constitution américaine. Dans les clubs et dans les journaux, il dirigea une opposition vive contre le gouverne

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Dans le droit privé, comme dans le droit constitutionnel des nations, son importance dérive des moyens qu'elle fournit de légitimer ou de rejeter certaines prétentions fondées sur la naissance et sur le degré de parenté, et elle offre en outre un grand intérêt historique en indiquant les rapports de famille existants entre divers

ment; il entrelint des relations suivies avec les et ce que les Belges avaient jusqu'alors retenu chefs du parti libéral qui venait de triompher à du Limbourg, M. Gendebien donna publiqueParis, et il concourut de tous ses efforts à ame- ment sa démission, déclarant qu'il ne voulait ner une rupture ouverte entre les Belges et les prendre aucune part à un acte qu'il qualifiait de Hollandais. Nous avons raconté ailleurs (voy. la manière la plus énergique et la plus hostile. BELGIQUE) à quelle occasion cette rupture éclata. Ce fut le parti modéré qui l'emporta : le traité Il nous suffira de dire ici que M. Gendebien, de paix du 19 avril fut signé par la Belgique, la après son retour de la Haye, où il s'était rendu Hollande, les cinq grandes puissances et la conavec une députation envoyée près du roi dans fédération germanique, ce qui cimenta la paix des intentions conciliantes, mais pour exiger | européenne. Depuis cette époque M. Gendebien avant tout la convocation des états généraux, est resté étranger à la politique active de son devint à Bruxelles l'un des personnages les plus pays. CONV. LEX. MOD, influents: aussi se crut-il obligé de quitter cette GÉNÉALOGIE (de yɛvòs, race, au pluriel yévez). ville ainsi que le fit M. S. Van de Weyer, lors- Auxiliaire de l'histoire, cette science a pour but que l'armée hollandaise s'en approcha au mois l'exposition scientifique de l'origine, de la filiade septembre. Après le départ du prince d'Orange❘tion et de la propagation des races ou familles. pour la Haye, ils devinrent l'un et l'autre membres du gouvernement provisoire, et M. Gendebien partagea d'abord les vues de M. de Potter relativement à la fondation d'un gouvernement républicain; mais le vœu de la nation en ayant décidé autrement, il se soumit à cette décision. Il fut alors chargé du portefeuille de la justice qu'il garda sous la régence de M. Surlet de Cho-personnages qui ont joué un rôle dans l'histoire. kier et qu'il échangea ensuite contre la présidence de la cour suprême. En décembre 1830, le congrès le désigna, conjointement avec M. Van de Weyer, pour se rendre à Paris, sous prétexte d'exprimer au roi des Français les sentiments de reconnaissance de la Belgique, mais en lui donnant la mission secrète de sonder les intentions de Louis-Philippe relativement à l'élection d'un roi et d'offrir la candidature à M. le duc de Nemours, en faveur duquel il vota en effet, ainsi que son père et son frère, dans la séance du 3 février 1831, où ce jeune prince fut élu roi des Belges. Exclusif et ferme dans ses opinions, M. Gendebien refusa, le 15 décembre, de signer avec le gouvernement provisoire les protocoles du 17 novembre, qui imposaient l'armistice en demandant pour les Hollandais l'évacuation de Venloo; et les mêmes sentiments le guidèrent plus tard quand il se retira des affaires.

On peut diviser cette science en deux parties : la partie théorique, qui en expose particulièrement les principes, et la partie pratique, qui donne le tableau des familles historiques, en tête desquelles on place les maisons princières. Voy. DYNASTIE.

Des tables généalogiques font saisir d'un coup d'œil la descendance et les liens de parenté des familles; on les dresse d'après le but que l'on se propose. Ordinairement on prend pour point de départ le chef de la famille en descendant successivement à toutes les personnes qui sont issues de lui, en ligne directe et en ligne collatérale. Quelquefois cependant on remonte de l'individu dont on veut connaître l'origine à ses ancêtres du côté paternel et du côté maternel: c'est surtout quand il s'agit d'établir le nombre de ses ancêtres ou ses quartiers de noblesse. Les tables de succession ne présentent que la suite Depuis l'avènement du prince Léopold de des souverains ou de ceux qui ont eu des prétenSaxe-Cobourg au trône de Belgique, M. Gende- tions au pouvoir. Il en est d'autres qui mettent bien fut l'un des membres les plus ardents de en regard plusieurs lignes d'une même famille l'opposition dans la chambre des représentants, ou plusieurs familles différentes, afin qu'on où il siégeait comme député d'abord de Bruxelles puisse établir le droit de succession d'après le et ensuite de Mons. Il se distingua souvent par degré de parenté. Les tables synchronistiques se la véhémence de ses discours; proposa, mais en composent des tables généalogiques de plusieurs vain, le 21 mai 1833, la mise en accusation du familles, et ont pour but de mettre en évidence ministre Lebeau, et, en mars 1839, le parti libé- | la parenté, les alliances, les pactes de ganerbiral n'ayant pu empêcher la ratification par le | nát, etc., qui les unissent. Les tables généagouvernement belge du traité des 24 articles qui | logiques historiques se distinguent des tables rendait à la Hollande le Luxembourg allemand | généalogiques ordinaires en ce qu'elles donnent,

sur les individus. Enfin il y a encore une autre espèce de tables pareilles qui font connaître l'accroissement ou la diminution des propriétés et de la fortune d'une famille.

outre la descendance, des notices biographiques | entièrement la vérité de cet axiome, qui malheureusement prévaut trop en France. Certes, il faut que la nature donne les belles qualités qui conviennent à un général, mais ces qualités sont loin de suffire. L'étude, le travail et la méditation sont indispensables pour acquérir les connaissances et l'expérience nécessaires à ceux qui veulent s'illustrer à la tête des armées. En France, nous avons de bons généraux d'infan

Le plus souvent une table généalogique commence par le chef de la race, et à chaque nouveau descendant sa filiation est indiquée par un trait; cependant on a aussi des tables en forme d'arbres, d'après le type du droit canoniqueterie, de cavalerie, d'artillerie, etc., mais point (arbor consanguinitatis), où l'auteur de la famille forme la souche.

X.

GÉNÉRAL, OFFICIERS GÉNÉRAUX. On donne ce titre, en France, aux maréchaux de camp et aux lieutenants généraux de l'armée de terre, aux contre-amiraux et aux vice-amiraux de l'armée de mer, et, dans toutes les armées de l'Europe, aux titulaires des grades équivalents. Les maréchaux et les amiraux forment une classe supérieure à celle des officiers généraux. Aucun grade en France n'est qualifié par le titre seul de général: ce mot est toujours accompagné d'autres termes qui indiquent les fonctions spéciales du général. Ainsi il y a des généraux en chef, des généraux d'état-major, de division, de brigade, d'artillerie, du génie, etc. ; quant aux lieutenants généraux et maréchaux de camp, ils ne sont effectivement que des généraux de division et de brigade, dénominations plus vraies de leurs fonctions; mais ces noms, donnés par la Convention, n'ont point été maintenus par la restauration.

Des volumes entiers ont été écrits sur les qualités et les connaissances nécessaires à un bon général, selon la spécialité de son service; peut-être leur lecture aurait-elle moins d'utilité que celle de l'histoire militaire d'Alexandre, d'Annibal, de César, de Turenne, du prince Eugène de Savoie, du grand Frédéric, de Napoléon, et, dans un ordre moins élevé, celles de Luxembonrg, de Catinat, de Villars, du maréchal de Saxe, de Hoche, de Moreau et de tant d'autres généraux qui se sont illustrés de nos jours.

Napoléon, disant à David qu'il voulait être peint calme sur un cheval fougueux, traçait en peu de mots le portrait d'un général maîtri- | sant d'une main ferme et sûre toutes les difficultés qui surgissent autour de lui, dominant toutes les passions tumultueuses qui agitent une armée, la contenant par son ascendant et la conduisant à la victoire par la force seule de son génie.

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ou fort peu d'officiers généraux dans toute l'étendue que comportent les fonctions de ce grade. Cependant la Prusse, cet État essentiellement militaire, nous a donné un exemple salutaire déjà adopté par la Russie: on a fondé dans ces contrées rivales de la France des écoles de hautes études militaires, dirigées par des hommes de guerre habiles; l'on n'y admet que des officiers supérieurs et des capitaines ayant déjà fait preuve d'une certaine instruction théorique, et possédant déjà tous les détails du service. Aussi dans ces écoles on ne traite que les questions relatives à la tactique, à la stratégie et à toutes les branches de l'administration; l'on y approfondit l'organisation militaire des États voisins, on y discute les mesures offensives et défensives à prendre dans telles circonstances données, etc., etc.; en un mot on y étudie les secrets du grand art de la guerre. Pendant le cours de ces études, on peut apprécier, dans l'officier qui les suit, l'homme, sa capacité, son génie, son aptitude aux diverses branches du service militaire. L'avenir que promet l'officier se dévoile dans la suite, il n'y aura plus d'hésitation ni de mécompte dans le choix; on a des antécédents pour asseoir son jugement, et l'on peut dire de ces écoles qu'elles sont vraiment des pépinières d'officiers généraux. HAILLOT.

GÉNÉRATION, nom donné par les physiologistes à l'ensemble des fonctions destinées à conserver les races et les espèces, fonctions communes à tous les êtres organisés, et comprenant chez l'homme et les mammifères la conception, la gestation, l'accouchement et la lactation. Ces fonctions sont modifiées chez les ovipares. On appelle générations spontanées la production fortuite d'une créature organisée sans être copulateur préalable. X.

GÊNES, surnommée Gênes la Superbe, Genua des anciens, Genova en italien, grande ville des États sardes, chef-lieu de l'intendance et de la province de ce nom, au fond du golfe de Gênes, avec un magnifique port, par 44° 24′ lat. On naît général comme l'on naît poëte, a N., 6° 32′ long. E., à 150 kil. S. E. de Turin; dit le maréchal de Saxe; on ne peut contester | 95,000 habitants. Cette ville, bâtie en amphi

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