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pour lui servir de logement, que pour recevoir les élèves pendant les leçons; qu'il sera également fourni à chaque instituteur le jardin qui se trouverait attenant à ce local, et que lorsque les administrations de département le jugeront convenable, il sera alloué à l'instituteur une somme annuelle pour lui tenir lieu du logement et du jardin susdits; qu'ils pourront, ainsi que les professeurs des écoles centrales et spéciales, cumuler traitement et pension; que les instituteurs primaires recevront de leurs élèves une rétribution annuelle qui sera fixée par l'administration du département; et que l'administration municipale pourra exempter de cette rétribution un quart des élèves de chaque école primaire, pour cause d'indigence.

L'art. 296 de la constitution de l'an 3, contient le principe fondamental des dispositions que nous venons de rapporter.

L'art. 1o du tit. 3 du décret du 27 brumaire an 3, ci-dessus cité, porte que le salaire des instituteurs sera uniforme sur toute la surface de la république; qu'il est fixé à 1200 liv. pour les instituteurs et 1000 liv. pour les institutrices; que néanmoins dans les coinmunes dont la population s'élève au-dessus de 20,000 habitans, le traitement de l'instituteur sera de 1500 liv.; et celui de l'institutrice de 1 200 liv.

Une loi du 11 floréal an 10 (bulletin 186, no 1488, 3e série, page 216) parait avoir mis la dernière main à cette partie de l'instruction publique. Il est disposé par l'art. 1er, « que l'instruction sera donnée... dans les écoles primaires établies par les communes. » Art. 2. « Qu'une école primaire pourra appartenir à plusieurs communes à la fois, suivant la population et les localités de ces communes. » Art. 3. « Que les instituteurs seront choisis par les maires et les conseils municipaux; que leur traitement se composera, 1° du logement fourni pår les communes; 2o d'une rétribution fournie par les parens et déterminée par les conseils municipaux. » Art. 4. Que les conseils municipaux exempteront de la rétribution ceux des parens qui seraient hors d'état de la payer; que cette exemption ne pourra néanmoins excéder le cinquième des enfans reçus dans les écoles

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primaires. » Art. 5. « Que les sous-préfets seront spécialement chargés de l'organisation des écoles primaires; et qu'ils rendront compte de leur état, une fois par mois, aux préfets.

Nous avons vu ci-dessus, que par la loi du 7 brumaire an 2, les sœurs grises sont mises au nombre des personnes qui ne pouvaient pas être choisies pour institutrices. C'était, sans doute, une très-grande injustice. Jamais institution n'eut un plus louable motif: elles instruisaient gratuitement les enfans des pauvres; elles faisaient plus, elles assistaient les malades de leurs soins; souvent elles les secouraient aux dépens de leur propre subsistance, et jamais peut-être on ne connut de mœurs plus pures que celles de ces charitables filles dont le dévouement et l'abnégation d'elles-mêmes étaient d'autant plus recommandables que, pour la plupart, elles n'embrassaient cet état pénible que par sentiment de religion, et en y sacrifiant les délices de la vie mondaine. Le Héros de la France s'est empressé d'effacer cette tache dont s'étaient souillés des législateurs révolutionnaires ; il a rétabli les sœurs grises. Voici son arrété du 20 thermidor au 11. (Bullet. 304, no 3062, 3e série, page 815.)

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« Considérant que les fondations faites pour l'établissement des écoles de charité et des sœurs grises destinées à soigner les pauvres et les malades, sont des actes de bienfaisance auxquels s'appliquent les dispositions de l'arrêté du 27 prairial an 9, ensemble les lois des 1er mai 1793, 2 brumaire et 28 germinal au 4, 16 vendémiaire, 7 frimaire et 20 ventose an 5....

Art. 1er « La fondation faite par JulesJoseph de Sainte-Marie, ex-seigneur d'Equilly, département de la Mauche, pour l'établissement de deux sœurs grises destinées à soigner les pauvres malades de la commune, et à tenir une école gratuite et de charité pour les filles du même lieu, ensemble celle faite pour l'école de charité des garçons, seront rétablies à la diligence du maire et du bureau de bienfaisance du canton, suivant et d'après les intentions ex

primées par le fondateur, par l'acte du 9 juillet 1741, et par celui du 1er avril 1742.

Art. 2.

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«En conséquence de l'article

précédent

précédent et de l'arrêté du 27 prairial an 9, les biens, rentes et maisons dépendant desdites fondations, et dont l'aliénation n'a pas eu lieu, seront réunis aux autres propriétés des pauvres, sous l'administration et régie du bureau de bienfaisance du canton, qui se règlera pour l'emploi des revenus en provenant, suivant et conformément aux intentions du fondateur, et fera tous les actes et poursuites qui seront néces

saires.

Art. 3. « Les héritiers et représentans le fondateur, sont maintenus dans les droits réservés par les actes de donation et de substitution susdatés.......»

Un autre arrêté du gouvernement, du 3 frimaire an 12 (bulletin 329, no 3405, 3e série, page 186), porte qu'une fondation faite par la demoiselle Hellet, domiciliée à Fécamp, département de la SeineInférieure, d'une école de charité pour l'instruction des filles pauvres de la paroisse de Ganzeville, et de celle de Saint-Léger, à cause du hameau de la Roquette-Tourville et Toussaint, sera rétablie; qu'en conséquence, la rente de 230 liv. par elle constituée, ensemble le terrain de la maison qu'elle s'est obligée de faire construire pour la tenue de l'école et le logement de la sœur, seront rendus à leur destination, et réunis sous la direction du bureau de bienfai

sance.

Un décret impérial concernant l'université et les établissemens d'instruction publique de Gènes, du 15 messidor an 13 (bulletin 62, no 1080, 4o série, pag. 77), contient dans le titre 5, relatif aux écoles des pauvres, les dispositions suivantes :

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Art. 31. L'établissement dit des écoles des pauvres est maintenu, et continuera de jouir des revenus et emplacemens qui lui ont été concédés.

Art. 32. « Il sera dirigé par un bureau d'administration, composé de l'archevêque, du maire, de deux députés pris dans le sein du conseil municipal, et de deux députés pris dans l'administration des hospices de Gènes.

Art. 33. « En cas d'insuffisance des revenus et dotations, il sera pourvu aux frais de cet établissement par la ville de Gènes. » Voyez ci-après, nomb. 7 et nomb. 36. Tome XIII.

Écoles normales.

3. Cette dénomination est due au néo

logisme révolutionnaire. Norma, mot latin, signifie règle, équerre; et normalis, qui est fait à la règle, à l'équerre. Ainsi on entend par école normale, celle qui est destinée à régler les autres écoles, à régulariser l'instruction publique. La convention nationale, entourée de décombres et effrayée des débris qui s'amoncelaient chaque jour, voulut reconstruire, et porta sur l'instruction publique presque toutes les lois que nous venons d'indiquer. Pour les mettre en activité, elle imagina les écoles normales; elle rédigea le décret du 9 brumaire an 3 (bulletin 79, no 417, 1гe série), et y donna pour motif le desir d'accélérer l'époque où elle pourrait faire répandre d'une manière uniforme, dans toute la république, l'instruction nécessaire à des citoyens français.

Ce décret porte, qu'il sera établi à Paris une école normale, où seront appelés de toutes les parties de la république, des citoyens déjà instruits daus les sciences uiiles, pour apprendre, sous les professeurs les plus habiles dans tous les genres, l'art d'enseigner; que les administrations de district euverront à l'école normale un nombre

d'élèves proportionué à la population; que la base proportionnelle sera d'un pour vingt mille habitans; et qu'à Paris, les élèves seront désignés par l'administration du département.

Les administrateurs ne pouvaient fixer leur choix que sur des citoyens unissant à des mœurs pures un patriotisme éprouvé, et les dispositions nécessaires pour recevoir et répandre l'instruction.

Les élèves de l'école normale ne pou→ vaient être âgés de moins de vingt-un ans; ils étaient tenus de se rendre à Paris avant

la fin de frimaire; ils recevaient pour ce voyage et pendant la durée du cours normal, le traitement accordé aux élèves de l'école centrale des travaux publics.

Les instituteurs de l'école normale, désignés par le comité d'instruction publique, étaient tenus de donner aux élèves des leçons sur l'art d'enseigner la morale et former les cœurs des jeunes républicains à la pratique des vertus publiques et pri

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vées ; de leur apprendre d'abord à appliquer à l'enseignement de la lecture, de l'écriture, des premiers élémens du calcul, de la géométrie - pratique, de l'histoire et de la grammaire française, les méthodes tracées dans les livres élémentaires adoptés par la convention nationale et publiés par ses ordres.

La durée du cours normal était au moins de quatre mois. Les élèves formés à cette école républicaine rentraient, à la fin du cours, dans leurs districts respectifs, et devaient y ouvrir, dans les trois chefs-lieux de canton désignés par l'administration de district, une école normale, dont l'objet était de transmettre aux citoyens et aux citoyennes qui voudraient se vouer à l'instruction publique, la méthode d'enseignement qu'ils auraient acquise dans l'école normale de Paris; et ces nouveanx cours devaient être au moins de quatre mois.

Ces théories puisées chez des peuples auxquels les Français ne ressemblent nullement, donnèrent lieu à des dépenses assez considérables, sans procurer le moindre avantage. Le cours de l'école normale de Paris cessa le 7 floréal an 3; les élèves, à force d'importunités, obtinrent en assignats une indemnité de 5 francs par jour pour leur voyage, le séjour et le retour, et chacun rentra dans ses foyers à peu près aussi savant, mais non moins oublié qu'il l'était auparavant.

Écoles centrales.

4. Un décret du 15 septembre 1793 (feuilleton 348, page 8), disposa qu'indépendamment des écoles primaires, il serait établi dans la république trois degrés progressifs d'instruction : le premier, pour les connaissances indispensables aux artistes et ouvriers de tous les genres ; le second, pour les connaissances ultérieures, nécessaires à ceux qui se destinent aux autres professions de la société; et le troisième, pour les objets d'instruction dont l'étude difficile n'est pas à la portée de tous les hommes; et qu'enfin les objets d'étude de ces écoles seraient classés et enseigués d'après des tableaux qui seraient rédigés.

Provisoirement, la convention nationale déclara les colléges de plein exercice, et les

facultés de théologie, de médecine, des arts et de droit, supprimés sur toute la surface de la république.

Pour l'exécution de cette loi, la convention nationale en porta une seconde le 7 ventose an 3 (bulletin 127, no 670, 1re série), où elle disposa que pour l'enseignement des sciences, des lettres et des arts, il serait établi dans toute la république, des écoles centrales distribuées à raison de la population; et que la base proportionnelle serait d'une école par trois cents mille habitans.

modifications par une loi du 3 brumaire Cette loi ayant été reproduite avec des an 4 (bulletin 203, no 1217, 1re série), nière version. nous nous bornerons à présenter cette der

Il y est dit qu'il sera établi une école centrale dans chaque département de la république; que l'enseignement sera divisé en trois sections; qu'il y aura dans la première section: 1° un professeur de dessin; 2o un professeur d'histoire naturelle; 3° un professeur de langues anciennes; 4o un professeur de langues vivantes, lorsque les administrations de département le jugeront convenable, et qu'elles auront obtenu à cet égard l'autorisation du corps législatif. Qu'il y aura dans la deuxième section: 1o un professeur d'élémens de mathématiques; 2o un professeur de physique et de chimie expérimentales. Qu'il y aura dans la troisième section : 1o un professeur de grammaire générale; 2° un professeur de belleslettres; 30 un professeur d'histoire; 4o un professeur de législation.

Il est ajouté que les élèves ne seront admis aux cours de la première section, qu'après l'âge de douze ans ; aux cours de la seconde, qu'à l'âge de quatorze aus accomplis; aux cours de la troisième, qu'à l'âge de seize ans accomplis. Qu'il y aura auprès de chaque école centrale, une bibliothèque publique, un jardin et un cabinet d'histoire naturelle, un cabinet de chimie et physique expérimentales.

Que les professeurs des écoles centrales seront examinés et élus par un jury d'instruction; que les élections faites par un jury seront soumises à l'approbation de ladite administration; que les professeurs des

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écoles centrales ne pourront être destitués que par un arrêté de la même administration de l'avis du jury d'instruction ⚫et après avoir été eutendus; que l'arrêté de destitution n'aura son effet qu'après avoir été confirmé par le gouvernement.

Que le salaire annuel et fixe de chaque professeur est le même que celui d'un administrateur de département. Qu'il sera de plus réparti entre les professeurs le produit d'une rétribution annuelle qui sera déterminée par l'administration de département, mais qui ne pourra excéder 25 livres par chaque élève; que néanmoins l'administration de département pourra excepter de cette rétribution un quart des élèves de chaque section pour cause d'indigence.... etc. Nous devons observer que par l'art. 3 du chap. 3 du décret du 7 ventose an 3, tous les anciens établissemens consacrés à l'instruction publique, sous le nom de collége, et salariés par la nation, furent et demeurèrent supprimés dans toute l'étendue de la république.

Le décret du 18 germinal an 3 (bulletin 134, no 746, 1re série), désigne les lieux d'établissement des écoles centrales. Une autre désignation fut donnée par le décret du 3 brumaire an 4 (bulletin 202, no 1209), mais ces dispositions ont subi des changemens.

La loi du 25 messidor an 4 (bullet. 59, n° 536, 2e série), ordonne que les écoles centrales établies dans les divers départemens de la république, seront placées dans les maisons connues ci-devant sous le nom de colléges, lesquelles demeureront affectées à l'enseignement public et au logement des professeurs; que les jardins qui font partie de ces mêmes maisons serviront à former le jardin de botanique qui doit être établi près de ces écoles, en exécution de la loi du 3 brumaire an 4, qu'aucun édifice national ou terrain autres que ceux désignés ci-dessus, ne pourront être consacrés à cet usage, sans une loi particulière; et que dans le cas où les bâtimens des ci-devant colléges seraient en trop mauvais état, ou insuffisans pour y placer les écoles centrales, et où il n'y aurait pas de jardin, l'administration centrale du département désignera le local le plus convenable, et enverra au

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gouvernement sa pétition, avec les plans, afin que le corps législatif puisse statuer sur sa demande.

Un arrêté du gouvernement du 19 nivose an 10 (bulletin 151, no 1185, 3e série, pag. 112), dispose qu'à compter de la publication dudit arrêté, chaque préfet procèdera au renouvellement des jurys d'instruction publique établis dans son département. Que les préfets pourront renouveler les jurys d'instruction publique dans tous les cas où ils le jugeraient convenable, toutefois après en avoir obtenu l'autorisation du ministre de l'intérieur.

La loi du 11 floréal an 10 (bulletin 186, no 1488, 3e série), ayant établi des lycées correspondant aux arrondissemens d'appel, qui ont dû être entièrement organisés dans le courant de l'an 13 de la république, il a été disposé par l'art. 22 de cette loi, qu'à mesure que les lycées seraient organisés, le gouvernement déterminerait celles des écoles centrales qui devraient cesser leurs fonctions.

Voyez Lycées, ci-après nomb. 7.

L'art. 9 de l'arrêté du gouvernement du 4 messidor an 10 (bulletin 198, no 1761, 3e série) porte, que les élèves des écoles centrales pourront concourir avec ceux des écoles secondaires, pour l'admission dans les lycées.

Ecoles secondaires.

5. Les écoles centrales ayant été suppri-` mées, comme nous venons de le voir, il a été disposé par la loi du 11 floréal an 10, ci-dessus citée, art. 1er, que le second degré d'instruction sera donné dans des écoles secondaires établies par des communes, ou tenues par des maîtres particuliers.

Suivant le tit. 3 de cette loi, art. 6, toute école établie par les communes, ou tenue par les particuliers, dans laquelle on enseignera les langues latine et française, l'histoire et des mathématiques, sera consipremiers principes de la géographie, de

dérée comme école secondaire.

les

L'art. 7 ajoute que le gouvernement encouragera l'établissement des écoles secondaires, et récompensera la bonne instruction qui y sera donnée, soit par la concession

d'un local, soil par la distribution de places gratuites dans les lycées à ceux des élèves de chaque département qui se seront le plus distingués, et par des gratifications accordées aux cinquante maîtres de ces écoles qui auront eu le plus d'élèves admis aux lycées.

D'après l'art. 8, il ne pourra être établi d'écoles secondaires sans l'autorisation du gouvernement. Les écoles secondaires, ainsi que toutes les écoles particulières dont l'enseignement sera supérieur à celui des écoles primaires, seront placées sous la surveillance et l'inspection particulière des préfets.

Les élèves des écoles secondaires pourront être admis par un concours dans les lycées, pour y recevoir l'instruction. (Ibid., art. 12.)

Parmi les six mille quatre cents pensionnaires entretenus aux frais de la république, dans les lycées et dans les écoles spéciales, quatre mille sout pris dans un nombre double d'élèves des écoles secondaires, qui sont présentés au gouvernement, d'après un examen et un concours. Chaque département fournit un nombre de ces derniers élèves, proportionné à sa population. (Ibid., art. 34.)

Ecoles particulières.

6. La destruction des colléges, et l'instabilité dans l'organisation des établissemens de la nouvelle instruction publique, la divergence peut-être dans les opinions politiques, avaient donné lieu à la formation d'un grand nombre d'écoles particulières, de maisons d'éducation et de pensionnats. L'intérêt public commandait de les soumettre à une surveillance régulière; ce fut le motif d'un arrêté pris par le gouVernement directorial, le 17 pluviose an 6 ('bulletin 181, no 1710, 2e série), dont le préambule est ainsi conçu :

« Considérant que l'art. 18 de la loi du 21 fructidor an 3, a conservé aux administrations centrales et municipales les attributions que leur avaient accordées les lois des 14 et 22 décembre 1789, et parmi lesquelles se trouve la surveillance de l'enseignement politique et moral; que cette surveillance devient plus nécessaire que

jamais, pour arrêter les progrès des principes funestes qu'une foule d'instituteurs privés s'efforcent d'inspirer à leurs élèves, et que le gouvernement ne doit négliger aucun des moyens qui sont en son pouvoir pour faire fleurir et prospérer l'instruction républicaine.....

Art. 1er << Toutes écoles particulières, maisons d'éducation et pensionnats, sont et demeurent sous la surveillance spéciale des administrations municipales de chaque canton en conséquence chaque adininistration municipale sera tenue de faire, au moins une fois par chaque mois, et à des époques imprévues, la visite desdites maisons qui se trouvent dans son arrondissement, à l'effet de constater, 10 si les maitres particuliers ont soin de mettre entre les mains de leurs élèves, comme base de la première instruction, les droits de l'homme, la constitution et les livres élémentaires qui ont été adoptés par la convention; 20 si l'on observe les décadis, si l'on y célèbre les fêtes républicaines, et si l'on s'y honore du titre de citoyen; 3o si l'on donne à la santé des enfans tous les soins qu'exige la faiblesse de leur âge; si la nourriture est propre et saine; si les moyens de discipline intérieure ne présentent rien qui tende à avilir et dégrader le caractère; si les exercices enfin y sont combinés de manière à développer, le plus heureusement possible, les facultés physiques et morales.

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