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AVERTISSEMENT.

CET ouvrage n'est point le produit d'un seul jet, mais le résultat de longues méditations et de plusieurs essais. Déjà en 1819 j'avais publié, sous le titre de Préliminaires du droit, un écrit où se trouvaient traitées plusieurs questions qu'on avait considérées jusqu'alors comme ne faisant point partie directement de la science du droit, mais seulemeut comme devant en précéder l'étude. Cependant, l'année suivante, ayant pris la résolution de professer un cours sur cette matière, je pénétrai plus avant dans mon sujet, et je me persuadai bientôt qu'il ne s'agissait réellement pas de simples préliminaires du droit et de la législation, mais des véritables principes généraux de cette science.

Je me disposais à ouvrir mon cours sous ce dernier titre, lorsque j'en fus empêché par quelques raisons particulières qu'il est inutile d'indiquer ici. Je pris alors le parti d'en insérer successivement les leçons dans le Journal de Législation et de Jurisprudence, qui a cessé de paraître en 1821, afin de pressentir le goût du public, et surtout pour solliciter la critique. J'ai d'ailleurs observé plusieurs fois qu'un écrivain juge bien mieux ses propres ouvrages lorsqu ils ont été imprimés que lorsqu'ils restent dans son porte

feuille; il semble que l'impression devienne une pierre de touche commune, qui range en quelque sorte l'auteur lui-même au nombre des lecteurs étrangers.

Depuis cette dernière publication jusqu'en 1822, mon travail s'étant beaucoup augmenté et modifié, tant d'après mes propres réflexions que d'après les avis utiles que j'avais reçus, je me déterminai à lui rendre la forme d'un traité ordinaire, que j'avais déjà adoptée avant qu'il dût faire l'objet d'un cours oral; mais je résolus en même temps de ne point presser une nouvelle publication, afin de mûrir toujours davantage mes idées, et pour m'assurer d'ailleurs par des lectures nouvelles si j'étais bien au niveau des progrès de la science.

Trois ans après, dans l'hiver de 1825 à 1826, désirant augmenter encore mes lumières sous plusieurs rapports, je profitai de mon séjour à Londres, où les circonstances politiques avaient amené des hommes distingués de presque toutes les nations de l'ancien et du nouveau monde, pour ouvrir un cours public, dans lequel je priai mes auditeurs de vouloir bien m'adresser non-seulement des questions, mais éncore toutes les objections qu'ils jugeraient convenables ; et je saisis ici l'occasion d'exprimer à la plupart d'entre eux ma reconnaissance pour les observations qu'ils m'ont présentées.

Enfin, depuis cette dernière époque, j'ai toujours tâché de me tenir au courant des ouvrages principaux écrits sur des sujets analogues, et je n'ai point cessé de faire à mon travail toutes les modifications

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